Calculateur d'indice gonadosomatique (IGS)
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 05/09/2026
L'indice gonadosomatique se calcule avec (masse des gonades ÷ masse corporelle totale) × 100. Pour des gonades de 15 g chez un individu de 500 g, l'IGS est de 3 %.
Explication
L'indice gonadosomatique (IGS, ou GSI pour Gonadosomatic Index en anglais) rapporte la masse des gonades (ovaires ou testicules) à la masse corporelle totale d'un individu, exprimé en pourcentage. C'est l'un des indices organosomatiques les plus utilisés en biologie halieutique et en écologie de la reproduction, car il permet de suivre l'évolution de l'investissement reproducteur d'un individu au fil du cycle de reproduction sans avoir à observer directement les gonades au microscope. Chez la plupart des espèces de poissons, l'IGS reste faible et relativement stable chez les individus immatures ou en dehors de la période de reproduction, puis augmente fortement à l'approche de la ponte à mesure que les gonades se chargent en gamètes, avant de chuter brutalement juste après la fraie — un profil temporel caractéristique qui permet aux biologistes de dater approximativement le stade du cycle reproducteur d'une population échantillonnée. L'IGS varie énormément selon l'espèce, le sexe et la saison : il n'existe pas de valeur de référence universelle, seule la comparaison au sein d'une même espèce et d'un même sexe, suivie dans le temps ou entre populations, a un sens biologique. Pour la masse relative du foie plutôt que des gonades, un autre indice organosomatique complémentaire, voir notre calculateur d'indice hépatosomatique ; pour le succès d'éclosion d'une ponte issue de ces mêmes individus, notre calculateur de taux d'éclosion.
Exemple : gonades de 15 g pour un individu de 500 g
Données d'entrée
Masse des gonades : 15 g. Masse corporelle totale : 500 g.
Calcul
IGS = (15 ÷ 500) × 100 = 3 %.
Résultat
L'indice gonadosomatique de cet individu est de 3 %.
Questions fréquentes
Pourquoi n'y a-t-il pas de valeur de référence universelle pour l'IGS ?
Parce que l'IGS varie énormément selon l'espèce (stratégie de reproduction, taille des gamètes), le sexe (les femelles affichent généralement un IGS plus élevé que les mâles, les ovules étant plus volumineux que les spermatozoïdes) et le moment du cycle reproducteur. Un IGS de 5 % peut être normal pour une espèce et anormalement bas pour une autre : seule la comparaison au sein d'une même espèce, d'un même sexe et sur des individus de stade comparable a un sens biologique.
L'IGS permet-il de déterminer précisément le moment de la ponte ?
Il donne une indication utile mais approximative : l'IGS augmente progressivement à mesure que les gonades se développent, atteint un pic juste avant la fraie, puis chute brutalement après la ponte. Pour une datation plus précise, les biologistes combinent souvent l'IGS à un examen histologique des gonades, qui renseigne directement sur le stade de maturation des gamètes.
Cet indice s'applique-t-il uniquement aux poissons ?
Non, le même principe de calcul s'applique à d'autres vertébrés (amphibiens, reptiles) suivis en écologie de la reproduction, même si l'usage le plus répandu et le mieux documenté dans la littérature scientifique reste la biologie halieutique, où l'IGS sert couramment d'indicateur de gestion des stocks de pêche.