Calculateur de refroidissement éolien
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 30/08/2026
Le refroidissement éolien se calcule avec la formule normalisée WCI = 13,12 + 0,6215×T − 11,37×V^0,16 + 0,3965×T×V^0,16, où T est la température en °C et V la vitesse du vent en km/h. Par -10°C avec 30 km/h de vent, la température ressentie tombe à environ -19,5°C.
Explication
Le vent accélère la perte de chaleur du corps humain en dispersant plus rapidement la fine couche d'air réchauffé au contact de la peau : c'est ce phénomène, purement physiologique et non une baisse réelle de la température de l'air mesurée par un thermomètre, que quantifie l'indice de refroidissement éolien. La formule utilisée ici est celle normalisée conjointement par Environnement Canada et le National Weather Service américain en 2001, aujourd'hui la référence universellement citée dans les bulletins météo, qui a remplacé plusieurs formules plus anciennes et moins précises. Elle n'a de sens physique que dans une plage limitée : en dessous d'environ 10°C, où le refroidissement du corps devient significatif, et au-delà d'environ 5 km/h de vent, en dessous duquel son effet reste négligeable par rapport à l'air simplement calme. Cette température ressentie a une conséquence concrète directement liée à la sécurité : un froid vif combiné à un vent fort accélère fortement le risque d'engelures sur la peau exposée, parfois en quelques dizaines de minutes seulement, bien plus vite que ne le suggérerait la seule température affichée au thermomètre — c'est pour cette raison que les alertes météo hivernales communiquent systématiquement l'indice de refroidissement éolien, pas seulement la température de l'air. La vitesse du vent utilisée dans cette formule s'exprime en kilomètres par heure ; si votre relevé météo l'indique plutôt en nœuds ou en mètres par seconde, notre calculateur de conversion de vitesse permet de la ramener à l'unité attendue avant de lancer le calcul. Ce mécanisme diffère radicalement de l'humidex, l'indice complémentaire utilisé en été : là où le vent refroidit en hiver, c'est l'humidité qui empêche la sueur de s'évaporer efficacement et alourdit la chaleur ressentie en été — les deux indices répondent à la même question (« quelle température ressent-on vraiment ? ») pour deux mécanismes physiologiques opposés.
Exemple : -10°C avec 30 km/h de vent
Données d'entrée
Température de l'air : -10°C. Vitesse du vent : 30 km/h.
Calcul
30^0,16 ≈ 1,7233. WCI = 13,12 + 0,6215×(−10) − 11,37×1,7233 + 0,3965×(−10)×1,7233 ≈ 13,12 − 6,215 − 19,594 − 6,833 ≈ −19,52°C.
Résultat
Par -10°C affichés au thermomètre, ce vent de 30 km/h fait ressentir un froid équivalent à environ -19,5°C sur la peau exposée.
Questions fréquentes
Le refroidissement éolien signifie-t-il que l’air est vraiment plus froid ?
Non : la température de l'air mesurée par un thermomètre ne change pas avec le vent. L'indice de refroidissement éolien décrit uniquement la vitesse à laquelle la peau exposée perd sa chaleur, une sensation physiologique réelle mais qui ne modifie en rien la température physique de l'air ambiant — un thermomètre placé dans ce même vent affichera toujours la température réelle, jamais la valeur ressentie.
Pourquoi la formule ne s’applique-t-elle pas au-dessus de 10°C ou en dessous de 5 km/h de vent ?
Au-dessus d'environ 10°C, le corps humain régule sa température sans effort significatif même avec du vent, rendant l'effet de refroidissement éolien négligeable en pratique. En dessous d'environ 5 km/h, l'air est considéré comme suffisamment calme pour que son mouvement n'accélère pas mesurablement la perte de chaleur — ces deux bornes délimitent le domaine où la formule normalisée a été établie et validée expérimentalement.
À partir de quel indice le risque d’engelure devient-il préoccupant ?
Les services météorologiques nord-américains considèrent généralement qu'un indice de refroidissement éolien inférieur à environ -28°C expose la peau nue à un risque d'engelure en 30 minutes ou moins, et ce risque s'accélère encore en dessous de -40°C, où quelques minutes peuvent suffire. Ces seuils justifient les alertes de grand froid, qui se basent sur cet indice ressenti plutôt que sur la seule température de l'air.