Calculateur de Hardy-Weinberg

Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 15/08/2026

À l'équilibre de Hardy-Weinberg, les fréquences génotypiques attendues sont p² (homozygotes dominants), 2pq (hétérozygotes) et q² (homozygotes récessifs), où p et q sont les fréquences des deux allèles (p + q = 1). Pour p = 0,6, cela donne 36 % d'homozygotes dominants, 48 % d'hétérozygotes et 16 % d'homozygotes récessifs.

Explication

La loi de Hardy-Weinberg décrit la répartition attendue des génotypes dans une population théorique à l'équilibre, pour un gène à deux allèles, en l'absence de sélection, mutation, migration ou dérive génétique. Si p est la fréquence de l'allèle dominant et q celle de l'allèle récessif (avec p + q = 1), la population attendue se répartit en trois génotypes selon le développement de (p + q)² = p² + 2pq + q² = 1 : une proportion p² d'individus homozygotes dominants, une proportion 2pq d'hétérozygotes, et une proportion q² d'homozygotes récessifs. Ce modèle sert de référence théorique en génétique des populations : un écart significatif entre les fréquences observées dans une population réelle et ces valeurs attendues suggère qu'une des forces évolutives exclues par le modèle (sélection naturelle, dérive génétique, migration, mutation, ou reproduction non aléatoire) est à l'œuvre. Ce calculateur part directement d'une fréquence allélique p déjà connue ; en pratique, celle-ci s'estime souvent à partir des fréquences génotypiques observées dans un échantillon réel.

Exemple : fréquence allélique p = 0,6

Données d'entrée

Fréquence de l'allèle dominant (p) : 0,6.

Calcul

q = 1 − 0,6 = 0,4. Homozygotes dominants = p² = 0,36 (36 %). Hétérozygotes = 2pq = 2 × 0,6 × 0,4 = 0,48 (48 %). Homozygotes récessifs = q² = 0,16 (16 %).

Résultat

La population attendue compte 36 % d'homozygotes dominants, 48 % d'hétérozygotes et 16 % d'homozygotes récessifs.

Questions fréquentes

Que signifie concrètement l'équilibre de Hardy-Weinberg ?

C'est un état théorique où les fréquences alléliques et génotypiques d'une population restent stables d'une génération à l'autre, en l'absence de forces évolutives (sélection, mutation, migration, dérive génétique) et sous l'hypothèse d'un accouplement aléatoire. Aucune population réelle n'est jamais parfaitement à l'équilibre, mais ce modèle sert de référence pour détecter et mesurer l'influence de ces forces.

D'où vient la fréquence allélique p à saisir ?

Dans un cas réel, p et q s'estiment généralement en comptant les allèles observés dans un échantillon de population : par exemple, si 100 individus (donc 200 allèles pour ce gène) comptent 120 allèles dominants et 80 récessifs, p = 120 ÷ 200 = 0,6. Ce calculateur part directement de cette fréquence déjà calculée.

Ce modèle fonctionne-t-il pour un gène à plus de deux allèles ?

Le principe se généralise mathématiquement à plus de deux allèles (avec des termes supplémentaires dans le développement), mais ce calculateur se limite au cas le plus courant en enseignement : un gène à deux allèles, l'un dominant et l'autre récessif.

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