Calculateur d'apport en cuivre
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 03/09/2026
Le pourcentage de l'apport conseillé en cuivre se calcule avec (cuivre consommé ÷ 2) × 100, l'ANC étant de 2 mg par jour pour un adulte. Avec 1,2 mg consommés, cela représente 60 % de l'ANC.
Explication
Le cuivre est un oligo-élément indispensable en très petite quantité, nécessaire au fonctionnement de nombreuses enzymes impliquées dans la production d'énergie cellulaire, la formation des globules rouges (il intervient dans l'utilisation du fer par l'organisme, voir notre calculateur d'apport en fer), la synthèse du collagène et la protection antioxydante des cellules. L'apport nutritionnel conseillé fixé par l'ANSES est de 2 mg par jour pour un adulte. Les abats (en particulier le foie), les fruits de mer (huîtres, crustacés), les noix, les graines et le chocolat noir comptent parmi les sources les plus riches en cuivre. Une carence isolée reste rare dans les pays occidentaux avec une alimentation variée ; elle peut en revanche survenir en cas de supplémentation excessive et prolongée en zinc, les deux minéraux étant en compétition pour leur absorption intestinale — un apport très déséquilibré en zinc peut donc, indirectement, provoquer une carence en cuivre.
Exemple : 1,2 mg de cuivre consommés
Données d'entrée
Cuivre consommé : 1,2 mg.
Calcul
Pourcentage de l'ANC = (1,2 ÷ 2) × 100 = 60 %.
Résultat
Cet apport couvre 60 % de l'apport nutritionnel conseillé en cuivre.
Questions fréquentes
Pourquoi une supplémentation excessive en zinc peut-elle provoquer une carence en cuivre ?
Le zinc et le cuivre partagent les mêmes voies d'absorption intestinale et sont en compétition l'un avec l'autre : un apport très élevé et prolongé en zinc (généralement par supplémentation à forte dose, rarement par l'alimentation seule) peut réduire l'absorption du cuivre au point de provoquer une carence, même si l'apport alimentaire en cuivre reste normal.
Quels sont les signes d'une carence en cuivre ?
Une carence peut se traduire par une anémie (le cuivre étant nécessaire à l'utilisation du fer), une fragilité osseuse et des troubles neurologiques dans les cas sévères et prolongés. Elle reste néanmoins rare chez l'adulte en bonne santé ayant une alimentation variée.
Un excès de cuivre par l'alimentation est-il dangereux ?
Par l'alimentation courante, un excès reste très improbable. Une supplémentation à très forte dose ou une exposition environnementale inhabituelle (eau contaminée par des canalisations en cuivre dégradées, par exemple) peuvent en revanche provoquer une toxicité, le cuivre en excès n'étant pas éliminé aussi facilement qu'un nutriment hydrosoluble.