Calculateur de coefficient de sélection et de fitness relative

Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 09/09/2026

Le coefficient de sélection se calcule avec s = 1 − W, où W (la fitness relative) est le rapport entre le nombre de descendants viables du génotype étudié et celui du génotype de référence le plus performant.

Explication

En génétique des populations, la fitness relative (notée W) mesure le succès reproducteur d'un génotype par rapport au génotype le plus performant de la population, auquel on attribue conventionnellement une fitness de 1. Le coefficient de sélection s, complémentaire de W (s = 1 − W), quantifie la force avec laquelle la sélection naturelle défavorise un génotype donné : un s proche de 0 signale une différence de succès reproducteur négligeable, tandis qu'un s proche de 1 signale un génotype presque contre-sélectionné (très peu de descendants viables), pouvant aller jusqu'à un génotype léthal où s=1. Ce coefficient complète le calculateur de coefficient de consanguinité, qui mesure la probabilité qu'un individu hérite de deux copies identiques d'un allèle par ascendance commune, un phénomène génétique distinct de la sélection bien qu'il puisse en accentuer les effets en réduisant la diversité génétique disponible. Le coefficient de sélection est un paramètre central des modèles évolutifs qui prédisent la vitesse à laquelle la fréquence d'un allèle change dans une population au fil des générations : plus s est élevé pour un allèle désavantageux, plus sa fréquence chute rapidement sous l'effet de la sélection naturelle, sauf compensation par d'autres forces évolutives comme la mutation ou la dérive génétique. C'est exactement l'hypothèse levée par le calculateur d'équilibre de Hardy-Weinberg, qui modélise les fréquences alléliques dans l'absence théorique de sélection, de mutation, de migration et de dérive.

Exemple : 65 descendants viables sur un maximum de 100

Données d'entrée

Descendants viables du génotype étudié : 65. Descendants viables du génotype de référence : 100.

Calcul

Fitness relative W = 65 ÷ 100 = 0,65. Coefficient de sélection s = 1 − 0,65 = 0,35.

Résultat

Ce génotype a une fitness relative de 0,65 et un coefficient de sélection de 0,35 : il est modérément désavantagé par rapport au génotype de référence.

Questions fréquentes

Comment choisir le génotype de référence ?

Le génotype de référence est conventionnellement celui qui produit le plus de descendants viables dans la population étudiée : sa fitness relative est fixée à 1 par définition, et tous les autres génotypes sont comparés à lui. Ce choix est relatif à la population et aux conditions environnementales étudiées, pas une valeur absolue universelle.

Un coefficient de sélection élevé signifie-t-il que le génotype va disparaître rapidement ?

Un s élevé signifie que la sélection naturelle défavorise fortement ce génotype à chaque génération, mais la vitesse réelle de disparition dépend aussi d'autres facteurs comme le mode de transmission de l'allèle (dominant, récessif, lié au sexe), la taille de la population et l'éventuelle réapparition de l'allèle par mutation. Un s=1 (génotype léthal) élimine l'allèle en une génération s'il est dominant, mais un allèle récessif délétère peut persister longtemps à l'état hétérozygote, protégé de la sélection.

Quelle est la différence entre coefficient de sélection et coefficient de consanguinité ?

Ce sont deux mesures génétiques distinctes : le coefficient de sélection quantifie un désavantage reproducteur lié au génotype lui-même, tandis que le coefficient de consanguinité mesure la probabilité qu'un individu hérite de deux allèles identiques par descendance commune de ses parents, sans lien direct avec la performance reproductrice de ce génotype.

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