Calculateur de point de rosée
Rédigé par Thierno Sadou Diallo, formule vérifiée selon notre méthodologie • Mis à jour le 22/08/2026
Le point de rosée est la température à laquelle l'air doit refroidir pour que la vapeur d'eau qu'il contient commence à se condenser. Pour de l'air à 25°C avec 60% d'humidité relative, le point de rosée est d'environ 16,7°C.
Explication
Le point de rosée mesure la quantité absolue de vapeur d'eau présente dans l'air, exprimée sous une forme plus intuitive que l'humidité relative : c'est la température à laquelle il faudrait refroidir l'air, à pression et humidité absolue constantes, pour qu'il devienne saturé et que la vapeur commence à se condenser en gouttelettes (la rosée du matin, la buée sur une vitre froide, ou les nuages). Contrairement à l'humidité relative, qui varie avec la température même si la quantité de vapeur d'eau reste constante, le point de rosée reste stable tant que l'air ne gagne ni ne perd d'humidité — c'est pourquoi les météorologues le préfèrent souvent pour décrire le confort réel ressenti : un point de rosée au-dessus de 20°C est généralement perçu comme lourd et inconfortable, quelle que soit la température affichée. La formule utilisée ici, l'approximation de Magnus-Tetens, est une formule empirique largement utilisée en météorologie pour sa simplicité et sa précision suffisante (à environ ±0,4°C) dans la plage de températures et d'humidités rencontrées au quotidien. Plus l'écart entre la température de l'air et le point de rosée est faible, plus l'air est proche de la saturation — un écart inférieur à 2 ou 3°C signale un risque de brouillard, et à l'intérieur d'un logement, un mur dont la surface descend sous le point de rosée ambiant risque de développer de la condensation (voir notre calculateur de résistance thermique d'isolation pour limiter ce risque).
Exemple : journée d’été à 25°C et 60% d’humidité
Données d'entrée
Température : 25°C. Humidité relative : 60%.
Calcul
γ = ln(0,60) + (17,27 × 25) ÷ (237,7 + 25) ≈ 1,240. Point de rosée = (237,7 × 1,240) ÷ (17,27 − 1,240) ≈ 16,7°C.
Résultat
Dans ces conditions, l’air commence à condenser dès qu’il refroidit jusqu’à environ 16,7°C.
Questions fréquentes
Pourquoi le point de rosée est-il un meilleur indicateur d’inconfort que l’humidité relative ?
Parce que l'humidité relative dépend fortement de la température (le même air ressenti « sec » le matin peut afficher une humidité relative bien plus élevée une fois refroidi la nuit, sans que sa teneur réelle en vapeur d'eau ait changé), alors que le point de rosée reflète directement la quantité de vapeur d'eau présente. Un point de rosée constant, même avec une température qui varie, signale une même sensation de moiteur ressentie tout au long de la journée.
Que se passe-t-il quand la température de l’air descend jusqu’au point de rosée ?
L'air devient saturé de vapeur d'eau et la condensation commence : c'est exactement ce qui produit la rosée du matin sur l'herbe, la buée sur une vitre froide, ou la formation d'un nuage ou d'un brouillard en altitude. C'est aussi pourquoi le point de rosée ne peut jamais dépasser la température réelle de l'air — au maximum, il lui est égal, quand l'humidité relative atteint 100%.
Cette formule fonctionne-t-elle pour des températures négatives ?
L'approximation de Magnus-Tetens utilisée ici est calibrée pour des températures entre 0°C et 60°C ; en dessous de 0°C, une variante différente des constantes est généralement utilisée pour tenir compte de la formation de glace plutôt que de vapeur d'eau liquide, ce qui explique pourquoi ce calculateur limite volontairement la température saisie à des valeurs positives. Pour convertir un résultat en Fahrenheit, voir notre calculateur de conversion de température.